Imaginez-vous au bord d’un lac nord-américain, il y a plus de trois siècles. L’eau est claire, le vent caresse les pins, et dans la main d’un voyageur, une petite tasse en bois. Ce n’est pas un objet banal : c’est une cup. Sculptée à même une loupe d’arbre, elle permet de boire directement à la source, dans un ruisseau ou un lac.
Née chez les peuples autochtones d’Amérique du Nord à la fin du XVIIᵉ siècle, la cup séduit rapidement les coureurs des bois canadiens-français, ces infatigables aventuriers de la traite des fourrures. Sur les chemins forestiers et les rivières sauvages, elle devient leur fidèle compagne.
On doit la création de l’École technique des gardes forestiers de Berthierville à Gustave Clodomir Piché (1879-1956). Celui-ci est reconnu comme l’un des premiers ingénieurs forestiers de la province puisqu’il a mis sur pied la pépinière de Berthierville en 1908 et, deux ans plus tard, l’École des sciences forestières de l’Université Laval. On le considère aujourd’hui comme le pionnier de la foresterie québécoise.
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