Facebook      Youtube      Instagram      Tiktok      Nous joindre

  SOUFFLE DES BOIS

Souffle des bois est une installation de Thibaut Quinchon et Dominique Pottier sur le vent et la circularité des processus naturels de la forêt où deux salles se répondent en écho.

Né d’une initiative de Thibaut Quinchon, avec le soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, ce projet a été chaleureusement accueilli par l’AFL, qui en soutient la diffusion et la promotion dans sa salle d’exposition.

La première salle s'ouvre vers l'extérieur de la forêt et invite à sentir les brises par un acte de présence physique. Au travers de notre peau, nous ressentons la puissance d'une des forces de la nature les plus anciennes, nous incitant à ne rien faire d'autre qu'être ancrés dans le sol, nous berçant comme un arbre.

À l'opposé, la deuxième salle invite à s'abriter du vent circulant entre les arbres. Protégés, nous laissons davantage s'exprimer nos pensées. Nous plongeons au plus profond de nous-mêmes et des récits humains qui dessinent l'interprétation et les cultures entourant la nature. Parmi celles-ci, celle des Atikamekw, peuple autochtone d'Amérique du Nord, qui transmettent leur vécu du monde naturel et de la forêt par de multiples manières de nommer les interactions avec le vent qui circule.

Dans ces deux univers symbolisant la circularité des processus naturels de régénération de la forêt par les arbres morts, plusieurs dualités se déploient :

  • la naissance et la mort

  • l'être physique et le mental

  • la forêt extérieure et la forêt intérieure

 


La part sonore de l'exposition. Thibaut Quinchon

Ce projet de création sonore immersive vise à révéler la richesse acoustique des vents qui traversent les forêts du Québec. L’installation propose une expérience sensorielle centrée sur les multiples voix du vent dans les arbres, invitant les visiteurs à redécouvrir la forêt par l’écoute.

Une création sonore ancrée dans le territoire

Au cœur du projet se trouve un travail minutieux de captation des différentes expressions du vent en milieu forestier. Une série d’enregistrements réalisés dans les cinq dernières années réalisée dans divers types de forêts québécoises exposent les différentes signatures acoustique de Souffle des bois:

  • bruissements délicats dans les feuillus au printemps

  • sifflements entre les branches des conifères

  • mouvements d’air dans les sous‑bois

  • variations sonores selon la densité du couvert forestier

  • contrastes entre vents de vallée et vents de crête

L’installation utilise un système de diffusion sonore réalisé sur mesures et composés de transducteurs de basse, permettant aux visiteurs de ressentir physiquement les vibrations et les mouvements du vent à travers les arbres.

Une démarche de terrain attentive et sensible

Les captations sont réalisées dans une grande diversité de milieux afin de saisir toute l’ampleur des paysages sonores éoliens :

  • forêts de feuillus (érablières, chênaies)

  • forêts de conifères (sapinières, pessières)

  • forêts mixtes

  • peuplements jeunes et forêts matures

  • sites exposés et zones abritées

Une attention particulière sera portée aux conditions météorologiques, aux saisons et aux moments de la journée afin de capter les nuances les plus subtiles de la voix du vent.

Cette exploration acoustique s’inscrit dans une volonté de sensibilisation à l’écologie sonore et à la préservation des paysages acoustiques naturels. Le vent, élément omniprésent mais souvent ignoré, devient ici le narrateur principal d’une histoire forestière.

L’installation vise à :

  • révéler la complexité des interactions entre le vent et la forêt

  • documenter un aspect méconnu du patrimoine acoustique naturel du Québec

  • créer une expérience immersive favorisant une connexion émotionnelle avec la nature

  • mettre en lumière l’importance de préserver les environnements sonores naturels

 


La part visuelle de l'exposition. Dominique Pottier — Artiste de nature et glaneuse

Remerciement.

Si Dominique Pottier se retrouve au creux des Souffles des bois, c'est grâce à l'invitation de Thibaut Quinchon. Une récente et profonde amitié s'est tissée au travers de leurs recherches artistiques. Lui par l'écoute, elle par le visuel. Lui le silence, elle la matière. En se racontant, en s'écoutant, en se regardant, ils ont su laisser se côtoyer et grandir leurs perceptions de la nature. Car c'est bien au cœur des paysages qu'ils prennent le goût de rêver. 

Elle remercie Thibaut de lui permettre de prendre envol sur sa sensibilité si généreusement partagée. Il lui a conté Souffle des bois. Ce souffle fertile, ce souffle tombeur, ce souffle rafale, ce souffle froid, ce souffle qui raconte la vie. Alors, elle a rêvé de voir de vieux arbres fatigués qui accueillent d'autres existences. Les chicots à la brunante racontent de si belles histoires. Alors elle a rêvé d'une cabane rassurante où mille histoires ont trouvé refuge. Elle marche en silence, pour ne pas faire tomber les étoiles.

Le projet en art visuel comprend deux installations: Souffle de la Forêt et Cabane.

Elles constituent une exploration approfondie de la relation entre la nature et l'artifice, tout en évoquant la fragilité et la majesté des écosystèmes forestiers. Composées de matériaux organiques et inorganiques, ces œuvres engagent le spectateur dans une réflexion sur la mort et la résilience.

Dominique Pottier travaille avec le patrimoine naturel pour mettre en scène le cycle de la vie, dans sa force et sa fragilité. Dans son univers poétique, les arbres morts, loin d'être des vestiges du passé, se révèlent comme des témoins silencieux du cycle éternel de la vie. Chaque tronc dénudé et chaque branche calcinée accueillent des formes nouvelles; les chicots se transforment en alchimie subtile, ils incarnent la force de la nature et sa fragilité. Elle capture l'essence de cette métamorphose, mettant en scène la mort qui nourrit la vie. Les troncs creux, habités par le temps, deviennent des refuges pour les oiseaux et les insectes, des havres d'échanges et de renaissance. Chaque détail compte : la texture du bois, l'éclat des champignons, la lumière qui filtre à travers les feuilles. Les installations nous invitent à contempler la beauté des cycles naturels, à reconnaître que même dans la décomposition, il existe une promesse de renouveau. Les arbres morts, ces « chicots », sont une célébration de la continuité, nous rappelant que la vie, dans sa complexité, est une œuvre d'art en perpétuelle évolution. Ainsi, les installations poussent à voir au-delà de la surface, à embrasser la beauté des transformations, petites et grandes.

En écoutant attentivement, on perçoit les voix des ancêtres, des arbres centenaires qui ont vu passer des générations ; une cabane de papier nous invite à ralentir, à contempler, à nous connecter à cette toile vivante. Le vent nous rappelle que la nature est une narratrice infinie, un livre ouvert où chaque élément joue son rôle dans l'harmonie du monde. Embrassons ces histoires, car elles nous relient à la beauté et à la sagesse des bois.

Planifier une visite


VENEZ RENCONTRER LES ARTISTES


 

 

 

 

Crédit photo : Paysages Studio — Environnements Sonores Immersifs

 

Thibaut Quinchon

Biographie

Thibaut Quinchon est artiste audionaturaliste. À travers la captation et la mise en valeur des paysages acoustiques naturels, il fait découvrir la biodiversité sonore québécoise sous un angle poétique. Pour lui, la prise de son est une manière de récolter une matière première pour créer, comme un peintre avec ses couleurs. Ses créations ont été présentées dans plusieurs festivals et expositions au Québec et en France. Nommé Personnalité de l'année 2025 par le Journal l'Action, il a également reçu le Prix spécial du jury au Festival Longueur d'Ondes 2022 pour Minganie - Sept.2021 et a été double lauréat des Grands Prix Desjardins de la culture de Lanaudière en 2022 et 2024.

 

Démarche artistique

Avec Souffle des Bois, Thibaut cherche à mettre en lumière l'atmosphère singulière d'une déambulation dans nos forêts boréales. À travers cette création sonore immersive dans laquelle les bruissements des arbres viennent chuchoter à l'oreille des visiteurs, il met en scène une variété de sonorités sélectionnées pour offrir un voyage sensoriel dans nos cathédrales naturelles, ces lieux de recueillement et de bien-être de notre esprit. Ainsi s'y écoute le mouvement subtil des feuilles marcescentes des hêtres en hiver, le souffle du vent dans les forêts de conifères ou encore le tronc d'un arbre qui craque au contact de températures négatives.

Cette proposition s'inscrit directement dans sa démarche d'écologie sonore qui touche à différentes disciplines complémentaires : la science, les médias et l'art. La science permet une compréhension des enjeux et soulève des problématiques (de conservation ou de santé). Les médias (baladodiffusion, médias sociaux, etc.) permettent la mise à nu des enjeux soulevés par la science. Enfin, l'art permet la mise en place d'un imaginaire collectif suscitant une amélioration de notre manière d'habiter le monde.


Dominique Pottier  

Artiste de Nature et glaneuse

 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

En passant par un questionnement sur la mémoire et sa trace, Dominique Pottier se questionne sur une utopique reconstruction collective et individuelle.

Elle travaille avec et dans la nature pour mettre en scène l'éphémérité et la résilience de l'existence.

Elle marche, elle démarche, elle glane humblement les vestiges d'un arbre mis à terre par une tornade, des nids abandonnés, des poutres d'une grange qui a perdu son utilité. Son geste artistique se veut humble par une économie de moyens et la volonté de respecter l'environnement ; chaque action, chaque coup de pinceau, est choisi avec soin, comme une douce caresse poétique sur une page d'histoire qui demande attention.

Chaque création est une capture de l'éphémère, un instant figé qui témoigne de notre passage dans un cadre donné. Ces œuvres ne sont pas seulement des représentations, mais des invitations à contempler notre relation avec notre environnement, notre histoire, à reconnaître la beauté des moments fugaces et à célébrer la poésie de l'éphémère.

Son geste est guidé par le rapport intime qu'elle développe avec le paysage et ses constituants, ainsi que le rapport sensible qu'elle entretient face aux défis sociaux, écologiques, politiques, moraux auxquels notre époque est confrontée.

L'art est dans le monde qui nous entoure, en contact direct avec l'histoire humaine, végétale, minérale, animale. Le paysage et ses constituants (topologie, matières) font un tout avec notre destinée individuelle et collective. Ses installations se veulent être un paysage intrigant qui amène une nouvelle perception poétique de la nature et créent également une interrogation sur notre place face à l'existence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chicots dans la forêt

Laissez-vous surprendre par Les chicots dans la forêt, une exposition éducative et immersive signée par l’AFL, qui met en lumière un élément trop souvent méconnu : l’arbre mort debout, aussi appelé chicot.

À première vue, un chicot peut sembler inutile… pourtant, il est l’un des piliers silencieux de la biodiversité. Debout, il continue de servir la forêt. Il devient refuge, garde-manger, support de vie, et participe activement au cycle naturel du renouvellement.

Un habitat essentiel pour la faune et la flore :
Les chicots sont de véritables condominiums forestiers. Ils offrent des cavités pour nicher, se protéger et élever une portée, notamment pour plusieurs espèces d’oiseaux, de petits mammifères et d’insectes. Leur écorce, leurs fissures et leurs cavités créent des microhabitats précieux, particulièrement en hiver, lorsque les abris se font rares.

Un rôle clé dans le cycle de la forêt :
En se dégradant lentement, le bois du chicot nourrit la forêt : il favorise la présence de champignons, d’insectes et de microorganismes qui recyclent la matière et enrichissent le sol. Ce processus soutient la fertilité, la régénération et l’équilibre naturel des écosystèmes forestiers.

Une forêt plus résiliente :
Les chicots contribuent à la structure même de la forêt. Ils maintiennent une diversité de formes et d’âges, soutiennent les chaînes alimentaires et participent à la résilience des milieux face aux changements (climat, perturbations naturelles, pression humaine). Conserver certains chicots, c’est souvent préserver une partie de la vie autour.

Une invitation à regarder autrement :
À travers cette exposition, l’AFL souhaite outiller le public et les visiteurs afin de mieux comprendre que la forêt ne se résume pas aux arbres « en santé » : elle est faite de cycles, de transformations et de continuité. Ici, le chicot devient un symbole puissant : la vie qui persiste, même après la mort de l’arbre.

 

 

 

 

 

 


LES PARTENAIRES


En construction

 

Avec la participation financière de :