Portrait du travailleur | Entrepreneur forestier

Robert Durand est un entrepreneur forestier spécialisé dans l’abattage d’arbre. Il y a trois ans, il a investi dans l’achat d’une abatteuse multifonctionnelle, afin de se réaliser dans un métier qui lui permet d’allier son expérience en tant qu’opérateur de machinerie d’excavation et sa passion pour la foresterie…

Après 14 ans dans le domaine de l’excavation, Robert Durand s’est procuré une abatteuse multifonctionnelle. Un engin technologique qui permet d’abattre les arbres, de les ébrancher et de les couper à la longueur désirée. Son abatteuse lui permet d’évoluer en foresterie et ainsi avoir la nature comme milieu de travail. Sa motivation à faire ce changement vient du fait qu’il peut continuer de faire un travail solitaire, mais cette fois-ci en étant à son propre compte. En tant qu’entrepreneur forestier, Robert Durand est engagé par l’entreprise lanaudoise Ressources Forestières Biotiques qui offre des services sylvicoles, des services en agroforesterie et des services-conseils en génie forestier. Son mandat est d’effectuer l’aménagement forestier prescrit par leurs ingénieur(e)s forestiers.ères. Le manque de main-d’œuvre l’amène à toujours travailler pour cette entreprise qui ne manque pas de contrat à lui offrir.

Quatre métiers en un : opérateur de machinerie, mécanicien, bûcheron et entrepreneur

Au chantier dès 6h du matin, Robert nous dit que ses longues journées de travail passent très vite. « Je commence par réchauffer la machinerie et faire une inspection visuelle », affirme-t-il. Ensuite, les tâches varient entre celles de l’opérateur de machinerie, de mécanicien et de bûcheron. « Il faut être bon en mécanique, en soudure, en électricité et en hydraulique. Pour réparer les bris de la machine, mais également pour l’entretien et la maintenance de la machinerie », nous révèle Robert. Lorsque les arbres sont trop gros, il quitte les commandes de son appareil pour sa scie mécanique, afin d’aller les abattre manuellement. Vers 17h, les machines sont éteintes et la journée est terminée. « Il faut donc être travaillant, car on ne fait pas des journées de 7 heures », s’assure-t-il de nous expliquer. Au mois d’avril et mai, Robert n’est plus en chantier considérant l’humidité des sols. C’est le moment pour lui de faire de la maintenance et toutes autres tâches connexes reliées au fait d’être un entrepreneur.

Qualités et compétences : Concentration et patience

Travailler en forêt avec de la machinerie demande beaucoup d’attention. « Il y a beaucoup de choses à regarder », nous explique-t-il en pointant la vitre de sa machine qui a été fracassée par un arbre la semaine dernière. « Il y a beaucoup de fils et d’oses hydrauliques après la tête de l’abatteuse, c’est facile de briser quoi que ce soit à travers les branches ». En riant, Robert avoue qu’il faut également beaucoup de patience, une qualité qu’il aimerait avoir davantage : « c’est une machine qui nécessite beaucoup de maintenance, ça demande de s’arrêter souvent pour faire de la mécanique. Il faut être patient pour jouer après les petits fils à – 25°C ».

 

Un travail qui assure la santé de nos forêts : une machinerie avec peu d’impact

Lorsqu’il coupe des arbres, il reste dans le chemin forestier, sinon il se faufile le plus possible entre les arbres. C’est l’intérêt de travailler avec une petite machine comme celle de Robert, car il peut passer à plusieurs endroits sans à avoir à couper des arbres.

« Une abatteuse multifonctionnelle est idéale dans les travaux de coupe sélective, par sa grosseur, mais aussi parce qu’elle permet d’avoir un meilleur contrôle que d’autres types de machinerie » nous explique Robert. En effet, un meilleur contrôle dans la manipulation des arbres permet de limiter les impacts entre eux et du même coup d’éviter les blessures sur les arbres qui sont encore en pleine santé. Aussi, « le fait que je suis capable de couper les arbres en billot limite la traîne de grand arbre au sol » affirme l’entrepreneur forestier.

Le travail d’entrepreneur forestier n’est plus comme avant. En effet, les connaissances, ainsi que les techniques et la machinerie utilisées ont évolué. Maintenant, les coupes forestières contribuent à la santé des forêts plutôt que de nuire à la croissance des arbres. « Mon rôle c’est d’améliorer la qualité de la forêt en enlevant ce qui est moins bon. Ça permet ensuite un meilleur développement de la forêt » nous dit fièrement Robert.

Formation

Pour devenir un opérateur de machinerie forestière comme Robert, il est possible de faire une formation professionnelle pour obtenir un diplôme d’étude professionnelle (DEP) en abattage et façonnage des bois au CFP de Mont-Laurier. À travers cette formation de 840 heures, vous allez acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour exercer avec compétence les tâches relatives à l’abattage, au façonnage et au transport du bois jusqu’au chemin de camion à l’aide des engins forestiers, tel qu’une abatteuse munie de tête multifonctionnelle comme Robert. Pour plus d’informations, consultez le site web de Centre Professionnelle de Mont-Laurier : http://www.cfpml.qc.ca/abattagefaconnage.htm.

 

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